FIN DU CHAP 10
Mes flèches atteignaient toutes leurs buts, les trolls tombaient un à un avant l’affrontement même.
Mon carcan était plein, j’avais de quoi décimer toute une compagnie, mais ils étaient nombreux, trop nombreux.
Quand les premières amazones tombèrent sur ces horribles monstres, ce fut un choc, la terre trembla sous l’assaut brutal.
Les lames des guerrières brillaient encore au milieu de cet amas de poussières, mais le sang arriva trop tôt.
Un sang rouge et brillant, celui des amazones.
Les trolls n’avaient pas forcement le dessus mais ils faisaient beaucoup de ravages.
Leur chef, le plus grand d’entre eux, avait attrapé de ses mains une des guerrières les plus fortes.
Pendant qu’il était en train de la mordre sauvagement, celle-ci continuait à se battre et ses cris ne pouvaient masquer ceux de la bête qui grognait de satisfaction.
La reine dégaina son épée.
-mon amie, tu n’as pas le droit de t’engager dans un combat singulier, c’est la règle des rois et des reines.
La reine Sylvette me répondit :
-il n’y a pas de règles face à tant de haine !
J’en fis de même et nous nous jetâmes en plein cœur de la bataille…
La reine se tenait debout sur la selle de son cheval et quand elle fut à proximité du monstre, elle se jeta sur la bête.
Son épée entailla la gorge du monstre et un flot de sang en jaillit.
La bête s’écroula sur le sol noir à côté du corps de la jeune amazone qui respirait encore.
-ma reine, c’est un honneur de mourir à tes cotes, dit la jeune guerrière dans un dernier soupir.
-c’est un honneur d’avoir vécu aux tiens, répondit la reine.
La reine resta un moment avec la jeune amazone, attendant que son esprit rejoigne le royaume des morts.
Je pouvais assister à cette scène tragique malgré les trolls qui tombaient sous les coups de ma dague.
Je les terrassais, un à un, fou de rage et de colère, ils avaient réveillé la bête qui était en moi.
Les amazones frappées de stupeur en me voyant combattre, arrêtèrent de se battre.
Je pouvais, à moi seul, terrasser ces monstres !
Les lycans arrivèrent, prêts à l’affrontement final mais il n y plus personne à combattre.
Amania s’approcha de moi, elle n’avait pas son apparence humaine.
Sa fourrure était chaude et douce, je la caressais doucement pendant qu’elle reprenait forme humaine, et ma main pu enfin sentir la douceur de sa peau.
La reine donna l’ordre de ramasser les morts pendant que nous nous occupions des blessés.
Dix-sept guerrières avaient trouvé la mort…
Atlanta n’avait pas pris part à la bataille, il avait le pressentiment que sa place était à la cité des amazones et qu’il aurait une tâche à accomplir avant l’arrivée de la reine.
Il avait préparé toute la journée des potions en vue de soigner les blessés à leur retour.
Quand les portes s’ouvrirent pour accueillir les combattantes, Atlanta se précipita vers la reine et moi-même. Il nous demanda si on l’avait trouvé et je lui répondis, oui tout simplement.
Mais le temps était aux pleurs plus qu’à la gaité.
Les amazones blessées furent conduites dans la grand ’salle ou de nombreuses jeunes filles formées par Atlanta aux premiers soins se mirent immédiatement à la tâche.
Les guerrières étaient entre de bonnes mains.
Dix-sept buchers funèbres furent dressés dans la cour et c’est la reine Sylvette en personne qui les alluma.
Les flammes montèrent très haut dans le ciel et le crépitement du bois fut couvert par le champ des amazones.
Je n’avais jamais rien entendu de si beau et de si triste à la fois.
Elles étaient vraiment toutes sœurs et solidaires l’une envers l’autre.
Le vent tourna et quelques poussières vinrent à se mettre dans les yeux de la reine qui se tenait devant le bucher.
Un moindre mal car elle n’avait pas à cacher ses larmes…

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