Chapitre 2-le fils de Drak


La cité du jeune général se voyait de très loin. Il faut dire que la bannière représentant le commandement des armées de la première légion flottait dans le vent avec grâce et ses couleurs qui se mêlaient aux rayons matinaux du soleil n’en ressortaient que mieux.
Le fils de Drak dans son entreprise de renforcer ses murs, former ses armées et faire face aux attaques imminentes de ses ennemies avait gardé précieusement toute ses ressources dans ses caves secrètes.
Il était prêt ; la forge allait cracher le feu, les paysans et les ouvriers s’étaient levés plein d’enthousiasme la pioche ou la pelle à la main. Il allait encore produire et construire et préparer ses armées.
Il reçu ce matin la visite d’un émissaire de la cité d’Elona proche de la sienne.
Le roi de la cité voisine et fidele député de l’alliance demanda de l’aide à son général en chef.
Il demanda un million de stères de bois pour renforcer également sa cité .
Le fils de Drak, malgré ses projets et tout ce qu’il avait préparé depuis longtemps n’hésita pas un seul moment et il prouva une fois de plus toute la compassion et l’intérêt qu’il vouait à ses fidèles serviteurs.
L’émissaire et son escorte ne repartirent pas avec un million de stères de bois mais trois…

Face à une nouvelle menace qui s’était levée à l’est, le fils de Drak m’avait convoqué afin de mettre en place une stratégie solide ainsi que de s’assurer de l’entière disponibilité des troupes qu’il avait sous son commandement dans le sud d’Atlantis.
Lui rendre visite était pour moi un honneur, notre grand seigneur et fondateur de la glorieuse première légion avait aussi la réputation de toujours bien accueillir ses visiteurs, et en dehors de mes responsabilités de souverain je ne pouvais m’empêcher de penser au banquet qui nous attendait pour saluer notre visite.
Nous avions quitté la cité à l’aube avec ma garde prétorienne et nous marchions depuis plus de deux heures.
Mes pensés joyeuses furent très rapidement assombries par le nouveau spectacle qui s’offrait à mes yeux.
La richesse et la beauté des terres et des jardins de notre grand seigneur avaient la réputation d’égaler celles des dieux.
Ce fut un spectacle de désolation et de terreur qui s’offrait à nous ; des animaux avaient été égorgés et laissés en pâture aux loups, les champs étaient ravagés et la cité du fils de Drak était en feu.
Arrivé aux portes de la cité, ce fut le grand roi lui-même qui accueilli.
Il posa sa main droite sur mon épaule et me demanda :
-feras tu cette guerre avec moi mon ami ?
Je lui répondis sans la moindre hésitation :
-oui mon roi